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DA FESTIVAL

DA-FESTIVAL


24-25-26 mai 2016 à l’Atelier du Plateau -Paris-

Un improvisateur au service d’un compositeur ; un compositeur qui improvise avec un dispositif électronique et une contrebasse ; une chorégraphie écrite sur une composition… d’improvisateurs.

le DA festival, est né du désir de s’engouffrer dans cet espace ténu mais réel où cohabite les créations hybrides d’artistes curieux des frontières. Nous voulons faire de cet « espace apatride » un nouveau territoire.

C’est pourquoi nous avons choisi de nous associer à l’Atelier du Plateau pour vous proposer ces trois jours de concerts, performances et expériences aux frontières des genres. Un évènement qui n’aurait pu voir le jour sans le générosité du sculpteur Axel Cassel, récemment décédé.
PROGRAMME :


24 mai 2016


1- TRASH TV TRANSE de Fausto Romitelli (2002) - RICHARD COMTE : guitare électrique


« Je crois que la musique populaire a changé notre perception du son et établi de nouvelles formes de communication. Longtemps, les compositeurs de musiques savantes, les “derniers défenseurs de l’art”, ont refusé tout métissage avec des musiques “commerciales”. [...] L’énergie sans limites, l’impact violent et visionnaire, la recherche acharnée de sonorités nouvelles capables d’ouvrir les “portes de la perception” : ces aspects du rock le plus innovateur semblent rejoindre les soucis d’expression de certains compositeurs contemporains. » FAUSTO ROMITELLI



2- TENDIMITE(S) : SOA RATSIFANDRIHANA / FATOUMATA NIANG : danse, chorégraphie - RONAN COURTY : contrebasse préparée / SYLVAIN DARRIFOURCQ : percussions, cithare


TENDIMITE, c’est le résultat inéluctable d’une recherche sur les agglomérats sonores et la superposition des vitesses : à l’aide de leurs instruments préparés, deux musiciens déversent un véritable torrent de timbre dans une sorte de transe virtuose jouant de l’illusion d’un temps élasticité et infini.
TENDIMITE(S), c’est la réponse de deux danseuses à cette question : quelle polyphonie chorégraphique lorsque l’espace est déjà saturé des mouvements des musiciens ?





25 mai 2016


1- DABROWSKI / BERANGER : ELISE DABROWSKI : voix, contrebasse / SEBASTIEN BERANGER : électronique


Délaissant momentanément le solo, Elise Dabrowski confie sa voix et sa contrebasse à l’électronique de Sébatien Béranger, compositeur multiforme multipliant les approches du musical.
Ce « trio à deux » développe un imaginaire sonore entre les crissements des cordes et les prouesses vocales, la virtuosité des sons électroniques et les nappes sonores chaleureuses. Virevoltant entre les styles et les idées, Elise Dabrowski et Sébastien Béranger proposent un parcours sonore dans les méandres de leurs sources d’inspirations multiples.



2- MILESDAVISQUINTET! : XAVIER CAMARASA : piano-percussions / VALENTIN CECCALDI : violoncelle / SYLVAIN DARRIFOURCQ : batterie, objets, cithare


« MILESDAVISQUINTET! (…) interroge nos habitudes d’écoute, et dans un même mouvement la façon même de concevoir la pratique musicale. (…) La question de la répétition se trouve par exemple placée au centre de l’activité improvisatrice. Mais dans une approche bien différente de Steve Reich ou Philippe Glass. Au lieu, comme dans ce courant d’attendre de l’auditeur qu’il porte son attention sur les infimes décalages se produisant entre plusieurs strates musicales, quasi indifférenciées, déployées sur un temps extrêmement long, le processus ici à l’oeuvre a d’avantage à voir avec l’emploi des outils de l’informatique musicale et de la démocratisation de leurs moyens, à savoir la création de froides boucles superposées et le brusque passage d’une « piste » à une autre par le pouvoir d’un simple clic d’une souris. » LUDOVIC FLORIN





26 mai 2016


1- DAUGHTERS OF THE LONESOME ISLE de John Cage (1945) - ALVISE SINIVIA : piano préparé


« (…) Cage a composé de nombreuses œuvres pour la danse, surtout pour la compagnie de Merce Cunningham, mais également pour d’autres telle celle de Jean Erdman, pour qui Daughters of the Lonesome Isle fut écrite. Construite en 19 sections modulaires ne comportant aucune transition, l’œuvre respecte la structure de la danse. Cage exploite justement ici le piano préparé, en mettant cette fois l’emphase exclusivement sur le métal. L’usage de ce matériau a pour effet de produire des sonorités qui s’apparentent beaucoup plus à la musique orientale qu’occidentale. » SMCQ


2- DER RISS : CLAUDINE SIMON : piano préparé / ELISE DABROWSKI : chant, contrebasse


Avec ce projet, deux musiciennes visent la création d’un mode d’expression singulier à partir de trois matières distinctes. La première est constituée par le répertoire du lied, des oeuvres fortes du romantisme allemand. Ces oeuvres choisies seront ensuite manipulées, distordues, décalées par le biais de l’improvisation et d’une écriture résolument contemporaines (instruments préparés). Cette démarche donne lieu à l’éclosion d’un second niveau de langue. Un langage fondé sur l’expérimentation et qui se crée en réaction aux savoirs faire antérieurs. A la confrontation de ces deux langages musicaux, se mêlera une troisième langue, poétique, verbale, parlée ou musicalisée, celle de Ghérasim Luca. Ce poète roumain propose, du reste, avec son oeuvre un trajet similaire.